Les témoignages

Retrouvez ici les témoignages d'anciens de la 27. Si vous souhaitez publier un témoignage sur vos années passées à la 27, vous pouvez l'envoyer à  estafette27paris@gmail.com

Kangourou, CP du Guépard en 1996  

" J’ai fini CP du Guépard en 97... J’ai 40 ans maintenant mais je sais que c’étaient les plus grands de moment de ma vie. J’aimerais une machine à remonter le temps rien que pour les revivre. Je souhaite longue vie à la 27." 

Pélican, CP de l’Aigle en 1998

" De mes 3 années à La Troupe Christian de Chergé Notre Dame de l’Atlas je garde notamment le souvenir de nos raids de patrouille. 

C'était pour nous une vraie aventure. 

Le tracé avait été décidé en patrouille,  avant le camp, puis validé avec la maîtrise. 

Âgés de 12 à 17 ans nous partions sur les routes de France, faisions des haltes devant des paysages magnifiques ; nos pieds étaient engourdis  mais le goût de la liberté et la soif de la découverte faisait oublier les quelques ampoules. Le soir, nous rencontrions les habitants de nos campagnes,  à l’occasion d'un dîner que nous préparions chez eux, voire d'une nuit sous leur toit lorsqu'ils nous invitaient. 

C'était l'occasion d'une rencontre et d'un témoignage sur ce qui nous animait : l'engagement,  le service et l'amitié dans l'amour du Christ. " 

Lama, CP du Loup en 2000

" Je suis un de tes lointains prédécesseurs. " 

Labrador, CP de l’Aigle en 2003

" C'est aux scouts d'Europe à la 1er Bourges que j'ai passé mes premières années scouts.

         Je reconnais avoir eu une certaine appréhension en me demandant comment les parisiens pouvaient réussir à vivre leur scoutisme dans une si grande ville, avec si peu de nature.

A Bourges, on pouvait partir en weekend dans la forêt d'un coup de vélo. Beaucoup de mes frères scouts habitaient déjà à la campagne. La forêt, la nature, les animaux, on connaissait donc bien. J'ai compris plus tard qu'à Paris, le besoin de de scoutisme était encore plus vital et qu'il faudrait troquer notre vélo pour un RER ou autres trains de banlieue.

En province, on a pas le choix des parisiens, il n'y a pas une dizaine de troupe par quartier. Je crois en la Providence; c'est elle qui m'a guidé à la 27ème Paris en 1999. Je ne fus pas déçu!!!

Depuis, je connais beaucoup mieux le scoutisme parisien, les différentes troupes et leurs particularités.

S'il m'était donné de refaire mon choix de 1999: sans hésiter, je referais le même.

Un bel esprit de troupe qui tout au long des années se remet en cause pour s'améliorer.

Une troupe ni trop petite, ni trop grande;

Des figures qui ont marquées la troupe;

Une unité sans limite;

Des techniques scouts transmises de générations en générations et sans cesse augmentées;

Un beau désir de faire grandir les plus jeunes;

Une aide pour garder sa vie orientée vers Dieu;

Un regard vers l'avenir imprégné de traditions qui font notre force.

Mes amis et frères scouts de Saint Philippe sont incontestablement ceux avec qui j'ai vécus les plus belles aventures, les plus belles amitiés.

Lorsque l'on est jeune (et la jeunesse n'a pas d'âge), "notre désir de bonheur est trop démesuré pour qu’il puisse jamais être rassasié ailleurs que dans l’au-delà." "Nous sommes bridés de toute part, alors que nous sommes faits pour l’illimité."

"Des rêves trop grands pour notre carrure pèsent parfois sur nos épaules, rêves de conquérant, de saint ou de découvreur de monde, rêves qui furent ceux réalisés d’un Mermoz, d’un Gengis Khan ou d’un François d’Assise."

Dans le scoutisme à la 27, j'ai découvert qu' "il ne faut pas nous désoler d’être seulement ce que nous sommes. L’aventure la plus prodigieuse est notre propre vie et celle-là est à notre taille."

 

Bassaris, CP de l’Aigle en 2005, CT 2009-2011

« Je demande à être considéré comme étant toujours de service. Et quoi qu’il m’en coûte, je répondrai prêt ! Que Dieu m’aide à garder ma foi. ».

         Ces phrases du cérémonial raider, proclamées devant la troupe, resteront gravées dans ma mémoire. Pour moi, ce jour à été une synthèse de l’idéal scout, un renouvellement profond et mature de ma promesse scout, un cœur à cœur avec Dieu. C’est dans cette joie du service que j’ai tant aimé la troupe dans ma patrouille puis comme assistant ou CT….La 27 me l’a rendu au centuple !

Je ne peux oublier cette image de ma patrouille lors du pugilat final du Raid Jeu « Jura 2004 ». Fidèle à notre cri de pat : « Aigle Faire Face », nous nous sommes retrouvés seul contre les quatre autres patrouilles. Prêt à nous livrer à tout type d’acte héroïque, la patrouille soudée s’est retrouvée toute proche de la victoire. La joie a brillé sur tous nos visages, nous n’avions pas gagné la bataille mais l’honneur était dans notre cœur. La récompense finale et

publique a été prononcée lors des résultats du dernier rasso : nous avons gagné, haut la main, le camp dont le Raid Jeu.

Bonne route à la 27 !

Que le goût de l’aventure vraie et exigeante vous anime. Ayez le courage d’avoir peur !

Que Notre-Dame guide chacun de vos pas vers la sainteté.

 

FSS

Raider GO ! ND Montjoie !

Pierre, CP du Castor

" Grandir dans le scoutisme, ce n’est pas seulement effectuer un passage de cinq ans, tout au plus, au sein d’une troupe, aussi belle soit-elle (comme la 27 par exemple). Si le parcours de chaque scout se limitait

à une succession de week-ends et de camps, jalonnés par une progression dans les échelons de la troupe, le scoutisme n’aurait pas plus d’intérêt que de suivre une initiation sur plusieurs années dans des domaines comme le rempaillage de tabourets ou le macramé (n’en déplaise aux amateurs de macramé).

Car grandir dans le scoutisme ne peut se faire sans découvrir trois choses. Du moins dans mon cas, puisque le vaillant éclaireur qui m’a récemment contacté m’a demandé de parler de moi. Aujourd’hui, je ne peux plus imaginer la vie telle que je la connais sans la découverte, il y a maintenant plus de huit ans, de ces trois trésors.

Le premier, et le plus évident, c’est la nature. Né, comme la plupart de mes frères scouts de la 27e Paris, dans un perchoir haussmannien, et n’ayant connu comme grand espace près de chez moi que le parc Monceau, j’ai découvert dans le scoutisme la vie dans la nature, avec elle et contre elle. Contre la nature, dans les orages qui remplissaient parfois nos tentes d’une pluie froide et envahissante, dans les buissons épineux derrière lesquels se cachaient les meilleurs arbres, dans la terre si prompte à quitter le sol quand elle recouvrait nos vêtements mais si désireuse de s’y accrocher quand nous voulions la creuser. Avec la nature, dans le confort et la satisfaction d’un lieu de camp construit par une poignée de scouts deux fois moins hauts que lui, ou plus simplement dans la beauté d’un paysage rencontré lors d’une exploration à travers les campagnes de France, que je n’aurais certainement jamais autant découvertes sans la troupe.

Le deuxième, c’est le groupe. Je n’entends pas par là l’entité administrative réunie en septembre lors du traditionnel week end à thème « prise de foulards et démontage de tentes de louveteaux », mais la collectivité en général. Etre scout, c’est ne jamais être seul. Pour l’aîné (tyrannique bien sûr) d’une famille de quatre que j’étais, vivre avec d’autres enfants n’était pas nouveau, mais la troupe était un monde à part, une société dans laquelle tout le monde avait sa place et sur laquelle chacun pouvait compter, autant qu’elle pouvait compter sur chacun. Grandir dans le scoutisme, c’est donc découvrir les autres, non pas de simples camarades de classe auxquels on dit bonjour à huit heures et

au revoir à seize heures, mais des frères, petits et grands, qui n’hésitent pas à dire à l’un des leurs qu’il fait une erreur ou à lui donner toute leur eau quand il fait chaud et soif et que sa gourde est vide. Le scoutisme m’a appris à savoir compter sur les autres, et à être prêt à ce que l’on compte sur moi. Le troisième, peut-être le plus important (à vous de voir), c’est soi-même. Ce n’est pas en passant un été au bord d’une plage, proche de son lit douillet et de son réfrigérateur bien rempli, qu’on découvre qui on est. Le scoutisme m’a fait repousser mes limites pour la première fois. Loin de moi l’idée de critiquer les cours de tennis de table dispensés par les professeurs d’EPS dans les collèges parisiens, mais pour un enfant qui, comme moi, ne pratiquait pas de sport (à part si vous considérez le violon comme un sport), le scoutisme m’a fait découvrir la difficulté, la douleur et la fierté qu’il y avait dans le dépassement de soi. Tirer un pauvre petit char en bois sur quelques mètres me semblait à l’époque l’épreuve de ma vie, et en regardant en arrière, je me dis que c’était bien le cas. Pour la première fois, à travers le scoutisme, j’ai découvert le bonheur qu’il y avait dans l’effort et la rusticité. J’ai également appris à me connaître dans la foi, car la prière et la vie avec Dieu dans le scoutisme m’ont guidées dans mon chemin jusqu’au baptême, quelques années après mon départ de la troupe.

 

Je suis donc arrivé propre et sec à la troupe, et en suis reparti trempé, souvent sale, puant et fatigué, comme tout bon scout à la fin d’un camp, mais avec dans mon sac ces trois trésors, que j’ai gardés jusqu’aujourd’hui et que je ne cesse de vouloir remplir. J’aurais pu évoquer les paysages incroyables, les aventures lors des grands jeux, la sensation d’indépendance et d’infini lors des raids et les fous-rires permanents avec mes frères scouts, mais les trois grandes découvertes de ma vie scoute sont bien la nature, les autres et moi-même. Pourtant, dans ces trois domaines, tout reste à découvrir pour moi. Depuis mon départ de la troupe, j’ai toujours essayé de vivre ce qui ressemblait le plus à une vie de scout, afin que ma vie scoute, elle, ne s’arrête jamais. Je pense que c’est possible, du moins je l’espère." 

 

 

Loutre, CP du Castor

" D’une famille de quatre que j’étais, vivre avec d’autres enfants n’était pas nouveau, mais la troupe était un monde à part, une société dans laquelle tout le sur chacun. Grandir dans le scoutisme, c’est donc découvrir les autres, non pas de simples camarades de classe auxquels on dit bonjour à huit heures et au revoir à seize heures, mais des frères, petits et grands, qui n’hésitent pas à dire à l’un des leurs qu’il fait une erreur ou à lui donner toute leur eau quand il fait chaud et soif et que sa gourde est vide. Le scoutisme m’a appris à savoir compter sur les autres, et à être prêt à ce que l’on compte sur moi.

Le troisième, peut-être le plus important (à vous de voir), c’est soi-même. Ce n’est pas en passant un été au bord d’une plage, proche de son lit douillet et de son réfrigérateur bien rempli, qu’on découvre qui on est. Le scoutisme m’a fait repousser mes limites pour la première fois. Loin de moi l’idée de critiquer les cours de tennis de table dispensés par les professeurs d’EPS dans les collèges parisiens, mais pour un enfant qui, comme moi, ne pratiquait pas de sport (à part si vous considérez le violon comme un sport), le scoutisme m’a fait découvrir la difficulté, la douleur et la fierté qu’il y avait dans le dépassement de soi. Tirer un pauvre petit char en bois sur quelques mètres me semblait à l’époque l’épreuve de ma vie, et en regardant en arrière, je me dis que c’était bien le cas. Pour la première fois, à travers le scoutisme, j’ai découvert le bonheur qu’il y avait dans l’effort et la rusticité. J’ai également appris à me connaître dans la foi, car la prière et la vie avec Dieu dans le scoutisme m’ont guidées dans mon chemin jusqu’au baptême, quelques années après mon départ de la troupe.

Je suis donc arrivé propre et sec à la troupe, et en suis reparti trempé, souvent sale, puant et fatigué, comme tout bon scout à la fin d’un camp, mais avec dans mon sac ces trois trésors, que j’ai gardés jusqu’aujourd’hui et que je ne cesse de vouloir remplir. J’aurais pu évoquer les paysages incroyables, les aventures lors des grands jeux, la sensation d’indépendance et d’infini lors des raids et les fous-rires permanents avec mes frères scouts, mais les trois grandes découvertes de ma vie scoute sont bien la nature, les autres et moi-même. Pourtant, dans ces trois domaines, tout reste à découvrir pour moi.

Depuis mon départ de la troupe, j’ai toujours essayé de vivre ce qui ressemblait le plus à une vie de scout, afin que ma vie scoute, elle, ne s’arrête jamais. Je pense que c’est possible, du moins je l’espère."